LA POLITIQUE et les ANIMAUX

SOURICETTE discutait gentiment avec SENSITIVE la petite chatte blanche.

Les prochaines élections du Maire de leur petite ville et l’établissement d’un programme retenaient leur attention. Depuis longtemps déjà SENSITIVE participait à la vie d’une association qui prônait les idées républicaines et essayait de les faire mettre en application en respectant la nature.

Cette petite ville riche par sa situation abrite de vieilles familles vivant en clan qui se sont installées et ont toujours voulu imposer leur façon de penser et de vivre, en continuant de protéger leur acquis et leur domination. Des nantis ont pu conservé leurs châteaux ,  gentilhommières et domaines. Ils se croient encore suzerain.

Certains se disent de gauche pour essayer d’amadouer les moins nantis,  nouveaux dans la commune mais qui peuvent être utiles, tout en dénigrant avec d’autres leur façon d’être  ou d’agir. Provoquer la mésentente permet de régner.

Certains regrettent le temps des rois et invoquent le seigneur pour que ces heureuses périodes reviennent et qu’un sire leur soit donné.

Restent les moins chanceux, les lettrés qui ont compris et veulent profiter du temps présent et les laisser pour compte au service des grands.

Dans ce contexte surtout pas de vagues, que rien ne bouge et que l’ordre établi demeure.

Etre dit « de gauche » dans ce contexte n’est pas simple. Ce que nous voulons dit Souricette, c’est la liberté, l’égalité et la fraternité dans le respect des animaux et de la nature.

« Pas dupe le labrador, qui comme moi, sur ce point ne me contredira pas pour avoir supporté la condescendance de personnages qui se croient de race supérieure. »

Une association fut créée à l’initiative de RAMINAGROBIS dit   ENTOURLOUPE. Il s’était entouré de gens compétents très sociaux et croyant en leur mission de faire changer les mentalités de leur ville et de la faire évoluer.

Entourloupe était autoritaire mais plein de bonnes idées jutues et applicables sans grever le budget de la commune.

Après beaucoup de travail, d’initiatives de tous, un programme fut établi et prêt pour les élections, quand Entourloupe très malade ne put se présenter. Plus de tête de liste ! Quelle déveine ! Il était apprécié par la population du fait de son dévouement professionnel  et de sa connaissance de la région.

Il nous présenta quelqu’un qui pourrait le remplacer.

Cette personne ne semblait pas à l’aise, un peu contrainte d’accepter le poste et comme l’avenir le confirmera, il ne sembla pas qu’il ferait l’unanimité. Mais «  faute de grives on mange des merles ». 

Après quelques réticences, il fut accepté tête de liste, et c’est ainsi que le caméléon devint le leader du groupe  avec un programme tout établi auquel il n’avait jamais travaillé. A l’entendre la politique ne l’intéressait pas et il n’avait apparemment pas  de convictions bien établies.

« Belle endormie » la Marmotte fut pressentie 1ère adjointe car très à l’aise en ce qui concerne l’aménagement du territoire.

« Argentier » le corbeau fut désigné aux finances. C’était son centre d’intérêt.  Probe et honnête, pas comme Mme la pie.

« Empathie » La louve trouva sa place dans la gestion du social. Tout était bien quand apparu une nuée de lettrées les Mouches qui exigèrent des postes et. s’acharnèrent  pour en obtenir, laissant les travailleurs de l’ombre à leur esclavage et soumission. Elles vrombissaient, clamaient leur savoir, énervaient et piquaient à qui mieux mieux.

A la tête de cette cohorte apparu l’énarque calculateur, le RENARD, adoubé par Entourloupe en admiration devant sa science mathématique, et sa réussite.

Mais Entourloupe avait propulsé Caméléon  en .tête de liste. Ce dernier n’avait aucune intention de laisser la moindre parcelle de responsabilité au Renard qu’il avait déjà pris en aversion, se sentant  sous-estimé, n’ayant  pas la faculté et l’aisance de la parole.

C’est ainsi que la campagne pour la Mairie se mit en place et finit par gagner les élections grâce à l’ingéniosité et la persévérance des petites mains pour essayer d’apporter une cohésion et un objectif commun au groupe ; REUSSIR .

En effet la réussite fut au bout de ce long chemin mais les egos de chacun allait ressortir de plus bel.

Ce n’était pas encore CLOCHEMERLE mais….

Chacun voulait avoir l’autorité et le chef de file le caméléon naviguait en eau trouble et n’avait ni l’autorité, ni la diplomatie, ni le charisme nécessaires.

Entourloupe malade ne comprenait pas vraiment ce qui se passait.

Le Renard voulait la place du Caméléon. Gobe-Mouche  essayait de ramener sa science et de rivaliser.  Quant aux Mouches c’est à celles qui bourdonneraient le  qui le  plus fort pour se faire entendre .

Moi, Sensitive, la petite greffière, je noircissais des feuilles et des feuilles mais à chaque nouvelle rencontre, le projet de ville était remis sur le métier. Une façon de pourrir la vie. Mais aucune concession de la part des antagonistes. De quoi se rendre malade !!

Clochemerle eut lieu. La scission se produisit, et un clan adverse se forma, le Renard en tête.

Les gentils esclaves se mirent au boulot pour rattraper  le temps perdu. Une bonne partie du programme fut  réalisé.

Chacun fit un effort surhumain pour pallier le vide de ceux qui avaient quitté le groupe. Labrador se débrouilla avec l’informatique et  les photos et Sensitive joua du stylo et de la représentation. Mais le mal était fait ; le peuple se souvient .  Cette mésentente fut fatale et le cercle des nantis repris sa notoriété.  Il faut dire que le Caméléon avait du mal à se faire aimer de tous et même avec ses amis et moi la petite sensitive, il se montrait  parfois intransigeant, coléreux et de mauvaise foi. Un atout pour les  Mouches et leur leader.

Il ne fut en rien reconnaissant du travail accompli et son évitement fut sans doute  dû  pour une grosse part, à son attitude. Encore aurait-il fallu le reconnaitre.

Une profonde déprime saisit le peuple ouvrier.

La politique est ainsi, n’est-ce pas M. LABRADOR ?

Tous les grands de ce monde ont subi les lâchetés, les trahisons même de ceux des amis les plus proches.

Alors, il y a ceux qui délaisse la conduite de ce monde pour écrire et rêver à une société plus juste, plus équitable qui respecte l’humain, l’animal, la nature et la terre où nous avons tous le droit de vivre .  

Il  y a ceux qui essaient de continuer en évitant les embûches mais qui n’ont aucune chance face aux » lobbys » économiques et financiers.

Il y a ceux , malheureusement très nombreux qui mentent au Peuple et dont le seul but est de s’enrichir, d’être connus et honorés, malgré certaiines malversations et arrangements avec  les détenteurs du pouvoir , leaders  de la communication det de l’économie.

Ainsi va la vie.

Qu’adviendra-t-il  de nos enfants ?

Sensitive et Labrador vous posent la question.

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Post Author: malou37

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