SEDITION

SEDITION

Malgré la pluie, le vent,

Le temps tantôt doux, tantôt piquant

N’arrêtait pas le flot incessant

Du peuple rassemblé et mécontent.

La retraite universelle à 64 ans

Par point et fin de la répartition,

Suscitait révolte et sédition.

Pas encore la révolution.

Mais  la foule en chantant,

Criait sa colère en désobéissant.

Elle battait le pavé glissant.

La pluie se déversait sur les  slogans.

Bande de fainéants

Chuchotaient des femmes bien au chaud

Au pied de leur cheminée,

N’ayant jamais eu besoin de travailler.

Les nantis, leurs placements financiers

A la bourse bien au chaud

Tous ces spéculateurs, calculateurs,

Surveillaient inquisiteurs,

Les progrès de leurs indicateurs.

Ils ne souffraient même pas

Du manque de car, de train

Et ne se plaignaient pas

Ils n’en avaient pas besoin !

Oui il faut être fainéant

Pour s’asseoir sur son salaire

Salaire de misère

Quand on a  si peu d’argent !

Pour d’autres qui ont une famille

Courir tous les matins

Après un hypothétique train

Et revenir le soir sans savoir

Si on ne restera pas seul dans le noir

Pour ne pas perdre des broutilles !

Pour quelle espérance

Travailler aussi longtemps

Etre malades, fatigués

Quand enfin on peut s’arrêter.

Si encore les postes étaient aménagés

Pour permettre d’aller moins vite, de souffler.

Mais non, il faut même avec l’âge

Garder la cadence sans ambages !

Il n’est pas que des détracteurs

Monsieur le Président

Les assureurs se frottent les mains

Et la Bourse monte sans fin.

Mais dans d’autres pays

Nous avons des amis

Qui admirent le courage

De notre peuple de petits

Qui a toujours permis,

De rester digne sous l’outrage

Et de ce modèle, nous envient.

MALOU

Post Author: malou37

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *