VENGEANCE

VENGEANCE

Le soleil implacable

Avait osé assécher les prés

La terre, brûler les peaux

Et tanner le cuir des animaux.

Mais Novembre vengeur

De ses nuages endeuillés

Et gonflés de vent et d’eau

A décidé de laisser tomber

Toute la pluie venue du ciel

Comme antidote et pare soleil.

Le peuple souhaitait sa venue,

Au départ elle fut bienvenue ;

Mais bientôt elle se déversa

Sans foi, ni loi.

Les fleuves et rivières gonflèrent,

Les ru  et ruisseaux débordèrent,

L’eau se fit impétueuse,

La mer houleuse et ténébreuse.

Le ciel et les nuages bas

D’une chape de plomb ensevelit

La lumière, le soleil dans son nid.

Les maisons furent envahies.

Bientôt on ne distingua plus

Les champs, les prés, les rues.

Des torrents de boue

Recouvrirent tout.

Des flots furieux dévalaient

Les coteaux, les forêts, emportaient

Hommes, animaux et biens

Bien loin, bien loin,

Epaves délaissées,

Souvenirs abandonnés

De bonheurs incertains.

Pour couronner le tout

La terre peureuse

Se mit à trembler

Frissonnante et  honteuse.

Un village entier

Bien que tout replié

Vit ses maisons s’écrouler.

Le temps de NOE était arrivé.

Le sol spongieux, repu

Criait grâce, n’en pouvait plus.

Dans les prés des mares s’étalaient.

Automne s’il te plaît

Laisse percer un peu le soleil

Ta vengeance sera plus belle

Si tu laisses Hiver se parer

Noël messager s’illuminer

Scintiller à la vie et redonner

A chacun chaleur et espoir.

Mais c’était toujours pareil,

Il pleuvait, pleuvait toujours.

L’eau s’échappait des réservoirs,

Parfois un pâle soleil

Déchirait les nuages noirs.

Mais il pleuvait, pleuvait chaque jour.

Malou

Post Author: malou37

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