EOLE

Contrarié par un monde qui l’ignore

Après avoir gonflé, baudruche sans remords,

Eole se mit à gémir

Puis il cria, hurla, tempêta,

Maître des sites et climats,

Pris d’une ire indomptable,

Statue inébranlable.

La nature se mit à frémir

Les nuages lourds vidèrent

Le trop plein de leurs seaux

Sur une terre imbibée et souffrante

Inapte à boire toutes ces eaux,

Qui faute d’asile se déversèrent

Insoumises et violentes,

Sans contrainte, à leur gré

Dans les maisons et les prés.

Eole hurlait toujours ;

Ses sifflements effrayèrent

Les hommes, bêtes et oiseaux.

Sans foi, ni loi

La pluie tombait toujours

Matin, soir et tout le jour!

En tornade parfois.

Le vent dans sa ronde

Voulait emporter le monde !

Il cherchait ses proies

Surtout dans la nuit noire !

Chutes, craquements

Rendaient le sommeil illusoire

Dans la crainte du moment…

Cavale infernale

Dans les chemins et dédales,

De galops guerriers

Prêts à tuer ou assommer

D’innocents passants.

Soudain on ne sait pourquoi

Un silence vous laisse pantois

Comme le répit attendu

Du monstre repu.

Mais Eole s’était tu

Pour mieux reprendre son souffle

Et courber l’échine

Des êtres, arbres et vignes.

Eole s’était tu

Juste pour reprendre son souffle.

Mais dites-moi pourquoi ?

Pourtant il est des lieux ,

Où le soleil radieux

Printemps grivois

Installé et courtois

Fleurs en goguettes

Plaisir des minettes

Là pour farniente et siestes.

Mais dites-moi pourquoi

MALOU,

Post Author: malou37

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