L’INSOLENT

Après la pluie et le vent

En avance le printemps

Avait offert aux gens

Un peu de soleil et de bon temps.

Mais le ciel intolérant

D’un virus menaçant

Frappait ça et là indifféremment.

Il fallait des masques, des gants.

Mais le monde imprévoyant

Avait choisi l’argent.

Les hôpitaux par ce virus infectés

Criaient grâce débordés

Par ce mal inconnu

Propagateur et malotru.

L’homme s’était cru invincible

Maintenant vaincu

Par un être invisible

Qui attaquait petits et grands

Sans souci de grade ou d’argent.

Ce guerrier sans foi ni loi

Avait tous les droits.

Pour se protéger,

Il fallait se confiner ;

Plus de promenades à son gré

Et par nécessité

Plus de liberté.

Cantonné à son foyer

Il fallait se supporter !

Les enfants privés d’école

S’inventaient des idoles

Internet et jeux de société

Visages amis, sur écran, partagés.

Ainsi le temps passait

Entre angoisse et espoir,

Un mal pour un bien

Diront certains.

Prépondérance de l’humain

Il faut y croire !

Ainsi le temps passait

Minutes scandées

Temps fragmenté

Au cadran de la montre.

Inquiétude de ce monde

Où les certitudes évanouies

Se perdent dans l’infini,

Nous sommes si petits.

MALOU

Post Author: malou37

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